Marché public sur Internet


Les marchés publics basés sur le système de commande en ligne développé par les Amies de la Terre en Estrie ont fait leur preuve. Ils sont en train de quadriller petit à petit le territoire québécois, grâce à une approche intelligente qui laisse une très large autonomie aux communautés qui adoptent le système. Villes en transition Coaticook a choisi ce projet de Marché public pour marquer son désir d'agir concrètement et en synergie avec les efforts déjà déployés par le milieu.


Présentation du projet par Tony Pouliot (Aquabiotech), membre de Villes en transition Coaticook, lors de la soirée du 22 avril, au Pavillon des arts (Photo: Louise Jolicoeur)

 

Pour bien marquer son intention d'agir de façon concrète dans son milieu, Villes en transition Coaticook a choisi de promouvoir un projet de Marché public sur Internet, en partenariat avec les Amies de la Terre Estrie. Ce marché en ligne sera calqué le modèle Marché de solidarité de Sherbrooke. Plusieurs autres marchés sont en service ou en voie d'implantation. On en trouve à Magog, Waterloo, Cowanswille, à Gatineau, Saguenay, Victoriaville, de même qu'ici près de Coaticook, à Saint-Isidore de Clifton. Le système fourni par les Amies de la Terre Estrie permet aux membres de commander des produits locaux qui sont disponibles en un point de chute unique, ce qui facilite l'accès aux produits pour les membres et simplifie la logistique de distribution pour les producteurs.

En plus de répondre à une demande des citoyens, des démarches auprès des intervenants locaux dans le secteur du développement local ou impliqué dans la mise en valeur de la production agro-alimentaire locale ont montré qu'un tel s'intégrerait très bien dans le plan de développement stratégique régional. Le Marché de solidarité à Shebrooke regroupe 1200 membres et généré des échanges commerciaux entre membres et producteurs de plus de 2 MM$ depuis son démarrage.

Villes en transition Coaticook prépare actuellement un plan d'affaires qui sera déposé auprès du CLD dans le cadre d'un programme d'aide aux projets en économie sociale. Le conseiller municipal en environnement, Charles Poulin, a également indiqué que la Ville pourrait soutenir le projet dans le cadre de son projet de revitalisation du centre-ville.

Devenir membre
Une vingtaine de personnes présentes à la soirée du 22 avril ont manifesté leur intention de devenir membre. L'objectif initial est de recruter une quarantaine (40). Si vous êtes intéressé à soutenir ce projet en devenant membre, écrivez-nous à cette adresse: coaticook@villesentransition.net

Pour plus d'informations vous pouvez consultez le document présenté lors de la soirée du 22 avril.


 

Vidéo


Ville saturée, hyper-urbanisée (au détriment notamment des terres cultivables) et connaissant de nombreux pics de pollution tout au long de l’année, Grenoble et son agglomération sont aujourd’hui des modèles de ce qu’il ne faut pas faire en terme d’urbanisme. Or, à l’heure des bouleversements climatiques et de la crise écologique multiforme, il existe pourtant un risque non négligeable de voir par exemple de nouveaux projets routiers rendus compatibles avec le ScoT et de constater que l’obligation « d’intégrer l’empreinte écologique » peut faire l’objet d’interprétations pour le moins réductrices... Au reste, le film rappelle que les occasions ne manquent pas pour les décideurs locaux de se passer de l’avis de la population dans la mise en oeuvre de grands projets (Minatec).

Ainsi, à travers un film qui a la prétention d’aller plus loin que les bonnes intentions affichées du ScoT en posant les questions qui dérangent (décroissance, démocratie, etc.), les Amis de la Terre Isère souhaitent d’une part réaffirmer que l’urgence de la crise écologique nous impose de vrais choix politiques au service de tous et destinés à s’inscrire dans la durée, et d’autre part, attirer l’attention sur le fait que l’élaboration du ScoT est une occasion unique pour les habitants de contribuer à définir des directives conformes aux objectifs de la France pour 2020 : 20 % d’économie d’énergie, 20 % de réduction de GES par rapport à 1990 et 23 % d’énergies renouvelables (loi Grenelle du 3 août 2009).

«  Grenoble 2030 » s’appuie sur le témoignage d’objecteurs de croissance (Paul Ariès) et d’acteurs de l’écologie au niveau national (Pierre Rabhi), apportant un éclairage sociologique et philosophique. Le film donne également la parole à des citoyens concernés par le devenir de leur territoire de vie : Rocade Nord, agriculture, pollution de l’air, déchets, etc.

La transition de A-Z

"Les organisations collectives inclusives, dont le représentant emblématique est la mouvement des villes en transition, partagent avec les organisations réactives le fait de s’adresser aux communautés. Elles s’adressent à la communauté dans son ensemble, c’est à dire autant aux personnes, qu’aux entreprises, aux instances politiques, aux associations. Le but est que tout le monde participe...