Rencontre du 22 avril 2009


Quarante personnes se sont présentées mercredi soir au Pavillon des arts et de la culture de Coaticook, pour venir entendre parler de transition, de descente énergétique, de pic pétrolier, de politique environnementale locale, etc. Si les thèmes abordés sont sérieux, l'atmosphère était détendue, sous le signe de l'amitié et du plaisir de voir naître dans notre communauté un espace de dialogue pour permettre où ceux et celles qui ont à coeur notre avenir de se rencontrer, de s'engager ensemble dans une action avec une vision à long terme.

Car c'est à ça que peut servir un iniative telle que Ville en transition. À part les séances de conseils municipaux, les forums régionaux regroupant les instances publiques, rares sont les occasions offertes aux citoyens pour s'informer sur l'état des choses dans leur communauté.

Au programme de la soirée : la présentation du  projet de marché sur Internet, en partenariat avec les Ami(e)s de la Terre Estrie, présenté par Tony, suivi par les conférences de Charles Poulin et Gary Caldwell.

Un conseiller municipal qui donne l'exemple

Coaticook peut s'enorgueillir d'avoir un conseiller municipal qui agit en toute cohérence avec le mandat qui lui a été confié. En effet, le conseiller en environnement, Charles Poulin, est un adepte et un ardent promoteur du transport actif. Il utilise son vélo 12 mois par année pour aller au travail. Son vélo n'est resté au garage qu'une seule journée, alors que le thermomètre était descendu à -35 degrés celsius. Le physiothérapeute de profession et ex-président de la chambre de commerce, soutient également les inititiatives en ASC en participant à des projets de paniers fermiers. Il avoue également être un grand amateur de nature et se passionne entre autres pour l'ornithologie.


Consultation publique en vue d'une politique environnementale

Charles est venu parler des progrès de la municipalité en matière environnemental. La municipalité qui vient d'engager un éco-conseiller, a en effet réussi quelques bons coups notamment avec une gestion avant-gardiste des déchets résidentiels et l'instauration du bac à déchets compostables, initiatives qui la place dans le peloton de tête des municipalités québécoises en ce domaine. Malgré cela, la situation demeure préoccupante à bien des égards et les municipalités ont des pouvoirs relativement restreints, nous rappelle le conseiller. Mais Coaticook est résolue à exercer à agir concrètement et résolument, et c'est pourquoi la Ville a lancé des consultations publiques pour recueillir l'avis des citoyens et des acteurs locaux pour participer à l'élaboration de sa nouvelle politique environnementale. Les mémoires seront entendus le 9 juin à l'Hôtel de ville entre 18h00 et 21h00. On peut télécharger ici la présentation de Charles Poulin intitulée "Une politique environnementale pour Coaticook".

Le conseiller a tendu la main aux gens présents dans la salle en les invitant à établir le plus de relations avec le milieu, à profiter au maximum des opportunités qu'offrent le maillage avec la communauté d'affaires ou le milieu de l'économie sociale pour développer des projets en collaboration.

Villes en transition Coaticook entend honorer cette invitation en soumettant une série de propositions réalistes, mais qui respectent les principes fondamentaux du mouvement qui prône la réduction de la dépendance à l'égard du pétrole, une plus grande autonomie sur le plan alimentaire et résilience économique et sociale des communautés.

 

Gary Caldwell, ou la résilience de Sainte-Edwidge

Gary Caldwell est une figure bien connue localement. Conseiller municipal depuis plusieurs années, producteur agro-alimentaire propriétaire de Biolacto, il s'est présenté sous les couleurs du Parti vert aux dernières élections fédérales. L'histoire qu'il est venu raconter est celle de sa municipalité, une histoire derrière laquelle se cache un courage et une persévérance immense.

Sainte-Edwidge a une population de 350 âmes. Comme la plupart des villages du Québec, le village vit de plein fouet l'exode des jeunes, la descente démographique. Comment dresser les forces du milieu contre des phénomènes aussi puissants ? La réponse est étonnante et elle tient peut-être en un mot: résilience, un concept qui est au coeur du projet des villes en transition. Pour faire face à ce genre de situations, nous a dit en substance M. Caldwell, il faut que les communautés réapprenent à compter sur leurs propres moyens et chercher tout d'abord des ressources locales à leurs problèmes avant de se tourner vers les autres instances. C'est ce qu'à fait avec opiniâtreté Sainte-Edwidge, et c'est ce qui lui permet d'envisager l'avenir avec une certaine assurance et avec des projets dont l'originalité et l'audace vont, espérons-le, faire tache d'huile dans le milieu rural au Québec.


 

Projets et actions

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Vidéo


Ville saturée, hyper-urbanisée (au détriment notamment des terres cultivables) et connaissant de nombreux pics de pollution tout au long de l’année, Grenoble et son agglomération sont aujourd’hui des modèles de ce qu’il ne faut pas faire en terme d’urbanisme. Or, à l’heure des bouleversements climatiques et de la crise écologique multiforme, il existe pourtant un risque non négligeable de voir par exemple de nouveaux projets routiers rendus compatibles avec le ScoT et de constater que l’obligation « d’intégrer l’empreinte écologique » peut faire l’objet d’interprétations pour le moins réductrices... Au reste, le film rappelle que les occasions ne manquent pas pour les décideurs locaux de se passer de l’avis de la population dans la mise en oeuvre de grands projets (Minatec).

Ainsi, à travers un film qui a la prétention d’aller plus loin que les bonnes intentions affichées du ScoT en posant les questions qui dérangent (décroissance, démocratie, etc.), les Amis de la Terre Isère souhaitent d’une part réaffirmer que l’urgence de la crise écologique nous impose de vrais choix politiques au service de tous et destinés à s’inscrire dans la durée, et d’autre part, attirer l’attention sur le fait que l’élaboration du ScoT est une occasion unique pour les habitants de contribuer à définir des directives conformes aux objectifs de la France pour 2020 : 20 % d’économie d’énergie, 20 % de réduction de GES par rapport à 1990 et 23 % d’énergies renouvelables (loi Grenelle du 3 août 2009).

«  Grenoble 2030 » s’appuie sur le témoignage d’objecteurs de croissance (Paul Ariès) et d’acteurs de l’écologie au niveau national (Pierre Rabhi), apportant un éclairage sociologique et philosophique. Le film donne également la parole à des citoyens concernés par le devenir de leur territoire de vie : Rocade Nord, agriculture, pollution de l’air, déchets, etc.