Deux des particularités du mouvement des villes en transition sont qu’il s’adresse à la communauté, plutôt que de mobiliser les gens sur des petits gestes simples ou de les déresponsabiliser en donnant priorité aux politiques, et qu’il est le plus inclusif possible. Dans ce billet je vais dire pourquoi je pense que tout le monde est concerné, et que la mobilisation doit se faire à toutes les échelles.
Les enfants vont vivre presque entièrement dans un monde d’énergie déclinante, il est urgent de les associer au processus de transition, car il prendront la relève à un moment clef (conséquences du changement climatique). Les adultes forment le gros des troupes, et sont aux postes décisionnels. Ils sont issus des 30 glorieuses, où les choses se sont emballées, il est donc important d’un point de vue éthique qu’ils participent à la transition. Les personnes âgées sont une source de connaissance car elles ont connu un monde consommant moins d’énergie, et elles ont vécu des périodes de guerres riches en enseignement.
Les riches sont ceux qui consomment le plus “par tête”. Ils fixent également la norme sociale vers laquelle tendent les classes inférieures, qui les prennent comme modèle. La classe moyenne est la classe qui consomme le plus (contrairement au moyen-âge où c’était la classe la plus pauvre des paysans). Les pauvres sont les premiers à bénéficier d’une transition, car ce sont eux qui ont le moins accès aux sources financières ou énergétiques.
Les individus peuvent faire preuve de sobriété ou simplicité volontaire, dans les petits gestes du quotidien. La communauté définit les choix de société et pratique l’entraide. Les politiques peuvent protéger et encourager les choix de la communauté en jouant sur la réglementation et la fiscalité. Enfin les acteurs du domaine (industriels, artisans, …) peuvent améliorer l’efficacité des “produits” ou mettre en œuvre les manières alternatives de pratiquer leur domaine d’activité.