Cuba est l'exemple-type d'une société résiliente qui a dû apprendre à survivre sans pétrole, suite à l'effondrement de l'URSS et sous l'effet de l'embargo américain. À bien égard, l'histoire cubaine nous fait voir ce que nous pourrions devenir en cas de pénurie ou de diminution de l'accès au pétrole. Le vidéo "The Power of Community: How Cuba survived Peak Oil" illustre l'ingéniosité des communautés cubaines pour faire face à cette crise et les résultats étonnants de cette métamorphose involontaire : diminution de l'obésité grâce à des modes de transport plus actif, meilleur niveau de santé, augmentation de l'autonomie alimentaire...
"Suite à l’effondrement de l’URSS, Cuba se retrouve sans marché exportateur, sans pétrole, et toujours soumis à un embargo de la part des États-Unis. Va alors s’ensuivre la “période spéciale“, (chute de 35% du PIB) pendant laquelle le pays va se réorganiser dans l’urgence. Il a fallu repenser l’agriculture qui utilisait des tracteurs et des pesticides sur des cultures d’exportation, pour une agriculture vivrière demandant plus de main d’oeuvre. Il a fallu réorganiser les transports, en reconvertissant les poids lourds en transports publics, en réhabilitant le covoiturage et la bicyclette, …
Cuba nous montre la voie d’une descente énergétique gérée admirablement à la fois au niveau individuel (autoproduction, utilisation des bicyclettes, etc.), national (privatisation de grandes fermes collectives pour que les gens se réapproprient leurs moyens de production, législation protégeant les plus faibles …), et communautaire (entre aide envers les personnes agée, dons aux écoles …)."1
Une question fondamentale, lancinante, demeure cependant au coeur du projet des Villes en transition: sommes-nous capables d'opérer librement, sans contrainte, une transition semblable à celle qu'a connue Cuba ?
1. Un pays qui donne l'exemple, blogue 1 + 1 = salade