Le mouvement comme bien d'autres est parti de la Côte Ouest américaine. Le défi consiste à ne se nourrir que d'aliments qui ont poussé ou qui ont été produits dans un rayon de 100km. Une émission de téléréalité intitulée de "The 100 mile challenge" produite en Colombie-Britannique (Canada), sur la côte Pacifique également, exploite cette idée. Dans sa forme extrême, le locavorisme nous confronte à un certain nombre de limites comme l'explicite Koldo sur son blogue:
"Le “locavorisme” me plaît dans sa démarche, car il recentre ce qu’on mange à une échelle qu’on connaît, qu’on peut facilement se représenter mais aussi qu’on peut percevoir dans nos déplacements. Il aide aussi à voir certaines limites, qui relèvent de l’adéquation entre ce qu’on aime et ce que notre milieu permet (pas toujours évidente), entre la façon dont on aimerait que ça soit produit et la façon dont c’est réellement produit (pas évident non plus), entre le nombre qu’on est à un endroit donné et la capacité du “local” à fournir tout le monde, et - en rétrécissant le rayon du “local” - entre notre alimentation et la possibilité - en temps, en place et en savoir-faire - d’en produire tout ou partie, seul ou à plusieurs. C’est là que je me rends compte que même en s’organisant à plusieurs pour avoir plus de temps et combiner les savoirs-faire, il y reste deux limites : le manque de place, et les choses faisant obligatoirement l’objet d’échanges marchands, et supposant donc d’avoir des sous, et pour cela de vendre son travail."
Voir le site des locavores : http:www.locavores.com