Transport


Les voitures à propriétaires uniques ne sont plus la norme. Dans la plupart des villes, le développement extensif des réseaux de transport public et la reconfiguration des voies urbaines au profit des cyclistes, des marcheurs, des trams et des autobus, fait paraître l'usage individuel de la voiture comme un geste positivement anti-social. L'idée que l'on puisse vivre en milieu rural tout en bénéféciant des avantages de la ville est désormais une chose du passé. Les communautés rurales se sont réorganisées en axant leur leur développement sur l'emploi et la production locales, ainsi que la vie communautaire. Ce qui a eu pour effet qu'au cours des 20 dernières années, la population s'est métamorphosée alors que ceux qui recherchaient un style de vie rural, actif et productif ont migré vers la campagne, tandis que ceux qui recherchaient avant tout les avantages et la sociabilité stimulante de la vie urbaine ont pris la direction contraire. Les clubs de partage d'automobiles sont maintenant monnaie courante. Les gens profitent ainsi de voitures utilisées plus efficacement, sans devoir en être propriétaires.

Les voyages aériens à rabais sont maintenus vus avec une pointe de nostalgie. Le coût prohibitif des déplacements sur de longues distances a eu pour effet que les gens sont maintenant davantage connectés à leur milieu, qu'ils en connaissent toutes les particularités. En 2007, les gens du cru étaient plus familiers avec Paris qu'avec la ville voisine, avec Delhi qu'avec Bruxelles. La hausse prodigieuse des prix du carburant combinée avec la décision du Gouvernement de taxer le carburant aérien ont conduit la plupart des lignes aériennes économiques à la faillite. Si l'industrie aérienne et celle de l'automobile furent perdant, on assista au retour de la voile commerciale et à l'essor des manufactures de trams et de vélos.

Une des conséquences du processus de relocalisation fut le ralentissement du rythme de vie, par rapport au rythme frénétique de 2008. Le besoin de s'exiler dans les pays lointains pour relaxer devenait par le fait même moins pressant. Les gens sont désormais davantage atttirés par de long séjours de vacances dans leur maison d'été au cours desquels ils font de longues promenades en vélos et se familiarisent avec l'histoire, l'écologie et biodiversité de leur région. La transformation des villes et communautés, d'espaces mornes affublés de rares lieux de "divertissements", en un milieu plus diversifié, peuplé de jardins, d'étangs, d'oeuvres d'arts et d'espaces propices aux rencontres, font que les gens ressentent moins le besoin de voyager à l'extérieur pour se divertir.

En 2012, l'avènement des "voitures du pic", qui suivi de peu le "pic pétrolier" entraîna une réduction de l'espace réservé au stationnement, forçant les édiles municipaux à concevoir d'autres usages pour les vastes espaces couverts de bitume, désormais sous-utilisés. Plusieurs de ces espaces furent redonnés à la communauté afin d'être transformés en marché communautés ou en centres dédiés à la requalification. Les transports publics sont désormais conçus intelligemment et parfaitement intégrés au schéma urbain. Plusieurs des lignes ferroviaires fermées au cours du XXe siècle ont été rétablies, au grand bonheur des commauntés et des agriculteurs locaux qui peuvent désormais acheminer leurs produits plus facilement. La rue a été reconquise par les piétons et les cyclistes, la voiture interdite dans plusieurs espaces publics.


 

Vision 2030

Traduction/adaptation de la section "Transportation" du Transition Handbook. Rob Hopkins invite le lecteur à se projeter en 2030 pour lui permettre d'imaginer ce à quoi pourrait ressembler une communauté ayant entrepris le processus de transition dès maintenant.

Merci à Bernard pour la traduction


Actualités

2010-06-29 10:22:59
2010-06-29 10:22:03
A ceux qui ont 1 jardin mais aussi, aux promeneurs « du Dimanche » 1ére Réunion du groupe formé lors du débat du 21/06 le 27 Juillet 2010 à...
2010-06-11 13:58:58
Marché de producteurs et d'artisans du pays le 24 juillet de 15h à 20 h à la mairie de Burgaronne (sur la vieille route d'orthez à 3 kms...

Vidéo


Ville saturée, hyper-urbanisée (au détriment notamment des terres cultivables) et connaissant de nombreux pics de pollution tout au long de l’année, Grenoble et son agglomération sont aujourd’hui des modèles de ce qu’il ne faut pas faire en terme d’urbanisme. Or, à l’heure des bouleversements climatiques et de la crise écologique multiforme, il existe pourtant un risque non négligeable de voir par exemple de nouveaux projets routiers rendus compatibles avec le ScoT et de constater que l’obligation « d’intégrer l’empreinte écologique » peut faire l’objet d’interprétations pour le moins réductrices... Au reste, le film rappelle que les occasions ne manquent pas pour les décideurs locaux de se passer de l’avis de la population dans la mise en oeuvre de grands projets (Minatec).

Ainsi, à travers un film qui a la prétention d’aller plus loin que les bonnes intentions affichées du ScoT en posant les questions qui dérangent (décroissance, démocratie, etc.), les Amis de la Terre Isère souhaitent d’une part réaffirmer que l’urgence de la crise écologique nous impose de vrais choix politiques au service de tous et destinés à s’inscrire dans la durée, et d’autre part, attirer l’attention sur le fait que l’élaboration du ScoT est une occasion unique pour les habitants de contribuer à définir des directives conformes aux objectifs de la France pour 2020 : 20 % d’économie d’énergie, 20 % de réduction de GES par rapport à 1990 et 23 % d’énergies renouvelables (loi Grenelle du 3 août 2009).

«  Grenoble 2030 » s’appuie sur le témoignage d’objecteurs de croissance (Paul Ariès) et d’acteurs de l’écologie au niveau national (Pierre Rabhi), apportant un éclairage sociologique et philosophique. Le film donne également la parole à des citoyens concernés par le devenir de leur territoire de vie : Rocade Nord, agriculture, pollution de l’air, déchets, etc.

Le chiffre du jour

Au 31 décembre 2009, le nombre total d'Initiatives de Transition officielles dans le monde était de 265. Combien y en aura-t-il à la fin de 2010 ? Heureuse année!